Autonomisation de la migrante africaine: 3 questions à la présidente de l’association « Voix des Femmes Migrantes »

La présidente fondatrice de l’association « Voix des Femmes Migrantes », la tchadienne Yalta Hélène Mariam revient dans un entretien à la MAP sur le rôle de cette entité dans la promotion de la condition de la femme migrante et la concrétisation de l’autonomisation de cette catégorie.

1- Quel rôle joue l’association « Voix des Femmes Migrantes » en faveur de cette catégorie de la société?

L’association a pour principale mission d’accompagner, orienter et aider les migrantes africaines pour qu’elles réussissent leur intégration dans le tissu socio-économique marocain, un tremplin vers l’autonomisation de cette catégorie.

Nous menons également des actions au profit de ces femmes en les accompagnant dans la mise en place d’activités génératrices de revenu (AGR) et en facilitant l’accès aux services de soins et d’éducation.

J’estime que l’employabilité et la formation sont l’essence prioritaire pour toute démarche d’appui à l’autonomisation et à l’intégration des femmes subsahariennes, car la migration n’est pas une fatalité mais plutôt une richesse avec des diversités culturelles et humaines qui stimulent la durabilité, le développement et le rapprochement.

2-Le Maroc a mis en place une politique migratoire solidaire, quelle appréciation en faites vous?

Je tiens à saluer et rendre un grand hommage à la politique clairvoyante et humaniste mise en place par SM le Roi Mohammed VI à l’égard des étrangers et des femmes migrantes en particulier et qui constitue un modèle au niveau continental et international.

La politique marocaine en matière de migration est hautement salutaire. Elle offre de belles opportunités aux femmes migrantes et leur permet de s’épanouir et réaliser leurs aspirations.

Le Maroc est passé d’un pays émetteur d’immigration et de passage, notamment pour les immigrés subsahariens, à un pays d’accueil et de résidence pour ces immigrés. La politique migratoire a permis aux migrants de jouir des mêmes services et droits dont bénéficient les citoyens marocains et constitue un exemple d’intégration.

3- Dans quelle mesure votre formation vous a-t-elle été utile dans votre mission actuelle ?

Je suis venue au Maroc pour terminer mes études supérieures. J’ai suivi des études à l’Ecole nationale de l’administration publique et je suis restée dans ce beau pays pour concrétiser mon rêve d’enfance à savoir le travail associatif et humanitaire d’autant plus que les possibilités d’action sont nombreuses.

L’Afrique regorge de grandes compétences qu’il est nécessaire d’exploiter pour aller de l’avant et faire de l’Afrique un continent d’avenir.