Statistiques

Casablanca-Settat :

La locomotive du développement national 

La région Casablanca-Settat, située au centre-ouest du Royaume, est le leader incontesté des douze régions du Maroc de par son poids économique, ses infrastructures et la densité de sa population.

  1. Casablanca-Settat en chiffres
  2. Une locomotive de l’économie nationale
  3. La Ligne à Grande Vitesse Al Boraq
  4. Les ports les plus importants du Royaume
  5. Le grenier du Maroc
  6. Un hub important de l‘industrie aéronautique
  7. Des infrastructures de qualité et une dynamique industrielle
  8. La première place financière africaine
  9. Une destination d’affaires privilégiée

Casablanca-Settat en chiffres :

S’étalant sur une superficie totale de 19.448 km2, cette région à fort potentiel concentre plus de 20% de la population nationale, pèse plus de 25% du PIB et dispose d’importantes infrastructures aéroportuaires, ferroviaires et routières, tandis que son chef-lieu, Casablanca, se positionne en tant que centre d’affaire où siègent et se côtoient banques, grandes sociétés et groupements industriels nationaux et internationaux.

Une locomotive de l’économie nationale :

Cette “méga-région”, qui compte deux préfectures (Casablanca et Mohammedia) et 7 provinces(Benslimane, Berrechid, El Jadida, Médiouna, Nouaceur, Settat et Sidi Bennour), se distingue par son tissu industriel et ses grosses industries, opérant dans divers secteurs (cimenterie, raffinage de sucre, production d’électricité, sidérurgie, agroalimentaire,…), outre les nombreuses zones et Plateformes Industrielles Intégrées qui contribuent fortement à la production industrielle et à l’exportation. Casablanca-Settat, où 7,4 millions d’habitants sont recensés, abrite l’aéroport international Mohammed V qui s’accapare près de la moitié du trafic aérien au niveau national et par lequel transitent plus de 43.000 tonnes de marchandises chaque année.

De même, la région est bien desservie par le réseau routier et autoroutier (axes Rabat-Casablanca, Casablanca-El Jadida et Casablanca-Settat via Berrechid), tandis que les grandes villes de la région sont reliées par la voie ferrée qui facilite les déplacements des voyageurs et le transport de marchandises.

La Ligne à Grande Vitesse Al Boraq :

D’ailleurs, la région se trouve au centre du projet phare de la ligne à grande vitesse (LGV) Tanger-Casablanca, qui a franchi durant les deux dernières années d’importantes étapes avec la mise en service technique sur toute la ligne.

Les ports les plus importants du Royaume :

Forte de quatre des plus importants ports du Royaume (Casablanca, Mohammedia, Jorf Lasfar et El Jadida), qui totalisent près de 70% du trafic national en import/export, la région se positionne en pole position dans le classement des régions qui attirent le plus de créations d’entreprises avec une part de 36%, selon des chiffres de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC).

Le grenier du Maroc :

Sur le plan agricole, la région Casablanca-Settat est considérée comme “le grenier” du Maroc vu son potentiel agricole et son infrastructure agro-industrielle. En termes de chiffres, la région, qui réalise à elle seule près de 32% du PIB agricole, produit annuellement près de 26 millions de quintaux sur une superficie de près de 900.000 ha, dont 52.000 ha irrigués et 6.000 ha réalisés en semis direct, soit 24% de la production nationale, selon des données de la Direction régionale de l’agriculture.

Un hub important de l‘industrie aéronautique :

Par ailleurs, la province de Nouaceur est devenue au cours des dernières années un hub important de l’industrie aéronautique, avec à proximité de l’Aéroport Mohammed V et de ses sites de maintenance, la présence de deux zones majeures, à savoir l’Aéropôle et Midparc Free Zone, ainsi que les centres de formation dédiés.

L’écosystème aéronautique s’est renforcé davantage en juillet 2018 avec l’inauguration de deux nouvelles usines aéronautiques. Il s’agit d’un atelier de STTS, filiale du groupe industriel français SATYS et d’une plateforme logistique de la Société franco-marocaine de logistique aéronautique (SFML), basés à la zone franche Midparc de Nouaceur.

D’après le ministère l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Économie numérique, ces deux projets viennent confirmer le bon développement de l’écosystème STE-LIA (filiale du constructeur Airbus) à Casablanca, qui avait initié il y a près 2 ans un projet de 40 millions d’euro pour la création de 400 emplois directs et 500 emplois indirects, soit un écosystème de 900 emplois.

Des infrastructures de qualité et une dynamique industrielle :

La province de Settat connaît également une remarquable dynamique industrielle. Outre le domaine du BTP (cimenterie, tuyauterie, carrelage), plusieurs activités se développent au niveau de cette région qui présente plusieurs atouts, notamment des infrastructures de qualité (réseau autoroutier et ferroviaire) et une offre foncière importante.

De même, la province d’El Jadida se taille une place importante dans la production industrielle régionale mais aussi nationale. La zone industrielle de Jorf Lasfar abrite en effet des industries lourdes, en particulier l’écosystème mis en place par le groupe OCP (Office chérifien des phosphates), ainsi que de nombreuses unités industrielles opérant dans divers domaines.

En termes de mobilité, la région Casablanca-Settat ambitionne de devenir le leader africain de la mobilité durable en lançant «le plus ambitieux projet de transport urbain sur le continent africain».

En effet, un nouveau contrat d’exploitation et de maintenance du réseau de tramway et de bus à haut niveau de service (BHNS) a été scellé, le 15 septembre 2017, entre la société de développement local Casa Transport et la société française RATP Dev, pour un montant colossal de 4,784 MMDH.

Avec ce pacte couvrant la période 2017-2029, Casablanca, qui connaît une urbanisation accélérée et une forte croissance démographique, s’est lancée dans le défi, somme toute réalisable, de devenir le modèle de la mobilité durable dans le continent.

La première place financière africaine :

La région se distingue aussi sur le plan financier vu qu’elle abrite la première place financière africaine, Casablanca Finance City (CFC). Selon le dernier classement du Global Financial Centers Index (GFCI), la place marocaine occupe la 1-ère première place en Afrique, la 3ème dans la région MENA, derrière Dubaï et Abu-Dhabi, et devance par ailleurs Tel-Aviv, Doha, Bahreïn, Johannesburg, l’Ile Maurice et Riyad.

En dépit de son jeune âge, CFC a réussi à se frayer une importante place au niveau mondial et améliore son classement d’année en année. Sur les 96 centres financiers ciblés par cette étude, Casablanca Finance City occupe la 32ème place alors qu’elle se positionnait 35ème une année auparavant et devance largement d’importants centres financiers, dont le centre de Washington (48ème rang) ou encore celui de Johannesburg (52ème rang).

Une destination d’affaires privilégiée :

Sur le plan touristique, la région s’affiche comme une destination d’affaires privilégiée, en particulier pour la zone située entre Casablanca et El Jadida.

D’après le dernier rapport du cabinet international Infomineo, la ville de Casablanca est classée 3e ville la plus attractive pour les investissements en Afrique et dans le Moyen-Orient.

Force est de constater que la région souhaite maintenir sa position de leader en misant sur son potentiel exceptionnel. C’est dans cette optique que la région Casablanca-Settat s’est dotée d’une vision régionale qui implique, à travers une approche participative, différents acteurs concernés par la gestion de la chose locale et régionale.

Pour atteindre ses objectifs, la région compte s’appuyer sur ses diverses richesses et ressources, son patrimoine, ses infrastructures, son important potentiel agricole ou encore ses réserves foncières.

En effet, la dernière décennie a vu la région de Casablanca-Settat briller de mille feux, grâce notamment aux méga-projets structurants dans le cadre du Plan de développement de la ville de Casablanca (2015-2020), dont le coût de réalisation s’élève à quelque 33,6 milliards de dirhams.
Ces projets, qui constituent le prolongement logique d’une stratégie de développement tous-azimuts de la région, contribuent à l’amélioration du cadre de vie de la population locale et d’accompagner la croissance autant sur le plan, économique, démographique qu’urbain.

Le budget de Casablanca-Settat au titre de l’année 2018 a connu une hausse de 23% par rapport à celui de 2017, ce qui a permis la réalisation des différents projets de développement programmés : sports, santé, routes, transports, réhabilitation du patrimoine, et lutte contre la précarité.