Campagne nationale de sensibilisation sur le rhumatisme articulaire aigue

Le ministère de la Santé et de la Protection sociale organise, du 28 février et au 28 mars 2022, une campagne nationale d’information et de sensibilisation sur le rhumatisme articulaire aigue (RAA) et ses complications cardiaques.

Cette campagne a pour objectifs de renforcer les connaissances de la population générale sur la nécessité de traiter les angines pour éviter le RAA et les complications cardiaques cette maladie, en l’absence de prévention et d’observance thérapeutique, ainsi que de développer les connaissances des professionnels de santé en matière de diagnostic et de prise en charge de la pathologie.

Le ministère, qui associera les secteurs partenaires et les sociétés savante et civile à cette campagne, va déployer plusieurs actions à cet égard, notamment une campagne médiatique et digitale, des opérations de sensibilisation de proximité aux niveaux régional, provincial et local, en plus de la mise à disposition du public et des acteurs des supports audiovisuels et imprimés sur le portail www.sehati.gov.ma.

Le RAA, un problème de santé publique touchant principalement les enfants et les adolescents, est « la première cause » de cardiopathies acquises chez l’enfant et l’adulte jeune dans le monde et particulièrement dans les pays en voie de développement, indique le ministère dans un communiqué, notant qu’en plus de la gravité du RAA et de ses complications, viennent s’ajouter à cela des coûts humains, sociaux et économiques.

Au Maroc, le RAA continue à sévir à l’état endémique laissant des séquelles cardiaques redoutables qui ne cessent de handicaper la population jeune, met en garde le ministère, précisant que 2.873 nouveaux cas de RAA ont été notifiés en 2020 par les établissements de soins de santé primaire, soit une incidence de 7,91 pour 100.000 habitants.

Ce problème peut être facilement évité par un traitement adéquat des angines à streptocoque β-hémolytique du groupe A, en respectant les consignes du médecin traitant et en évitant l’automédication et l’utilisation des plantes pour se soigner, fait-on remarquer.