Casablanca-Settat, une région où les sportifs créent l’événement

Les clubs et et les athlètes de la région de Casablanca-Settat ont confirmé, en 2019, leur position de leadership sur la carte du sport national, en signant des exploits retentissants aux plans local, arabe, africain et mondial.

Bien évidemment, les performances des clubs de football retiennent tout particulièrement l’attention, puisqu’il s’agit du sport le plus populaire. En plus de briller en dehors des frontières nationales, les équipes de la région continuent d’asseoir une domination incontestable sur le championnat national de première et de deuxième divisions.

Avec la montée historique de la Renaissance Club Athletic Zemamra (RCAZ), la région s’accapare, désormais, le tiers des clubs de la Botola1. Outre les mastodontes du Raja et du Wydad de Casablanca, le Youssoufia de Berrechid a réussi à prolonger son bail chez l’élite, au moment où Zemamra, club fondé en 1977, est venu faire de la concurrence au Difaa d’El Jadida (DHJ) comme porte-drapeau des Doukkala.

En deuxième division, le Chabab de Mohammedia, équipe historique de la ville des roses, a retrouvé les lumières au bout de longues années dans les méandres du championnat amateurs. Confortablement installé sur le podium, le club du légendaire Faras est bien parti pour rejoindre la cour des grands en fin de saison et porter à six le nombre des représentants de la région de Casablanca-Settat en championnat national.

L’année 2019 avait bien commencé avec le sacre du Raja de Casablanca en Supercoupe de la Confédération africaine de football (CAF) aux dépens de l’Espérance de Tunis (2-1), en mars dernier à Doha. Cette victoire a mis les Verts en ordre de marche pour retrouver en fin de saison la Ligue des champions de la CAF et signer un bon parcours en Coupe Mohammed VI des clubs champions arabes, où ils affronteront le Mouloudia d’Alger en quart de finale.

Les succès du Raja ne pouvaient laisser indifférent son éternel rival, le Wydad, qui restait sur une décade flamboyante marquée par le titre de champion d’Afrique en 2017 et de vice-champion de l’édition 2019, en plus de trois titres nationaux en 2015, 2017 et 2019.

Il semble que la rivalité entre les deux frères-ennemis va se poursuivre encore cette année. Les deux formations affichent des intentions claires pour la Botola et des ambitions pour la Champions League. De surcroît, les joueurs des deux équipes ont gratifié, dernièrement, les amateurs du ballon rond de l’une des plus belles rencontres au niveau régional, voire planétaire.

C’était en huitièmes de finale de la Coupe Mohammed VI. Au terme d’un match retour de folie, le Raja de Casablanca s’est offert une « remontada » spectaculaire, après avoir réussi à inscrire trois buts aux dernières minutes de la rencontre pour arracher le nul (4-4) et le ticket pour les quarts à la faveur du résultat de l’aller (1-1).

Du fin fond du quartier mythique de Hay Mohammadi, là où sont nés les hommes politiques les plus célèbres et les plus grands créateurs du pays, le Tihad Athletic Sport (TAS) va créer la plus belle surprise de l’année. Au stade d’honneur d’Oujda, le TAS va remporter la Coupe du Trône de football (2018-2019) pour la première fois de son histoire, suite à la victoire (2-1) face au Hassania d’Agadir (HUSA).

Cette prouesse inédite du TAS, club évoluant en deuxième division de la Botola, a été suivie d’une ambiance de liesse à Hay Mohammadi, fief historique du club, qui a retrouvé une fierté oubliée par des années dans les ténèbres du championnat amateurs.

S’agissant des sports individuels, les athlètes de la région de Casablanca-Settat se sont également distingués au cours de l’année qui se termine, décrochant des médailles d’or, d’argent et de bronze dans les différentes disciplines lors de la 12ème édition des Jeux africains, qui s’est déroulée au Maroc du 19 au 31 août.

Néanmoins, la boxe demeure la source des exploits les plus glorifiants, comme cela a été toujours le cas dans la ville de Casablanca, berceau des plus grands champions marocains des rings, à l’image des deux frères Achik.

La boxeuse Khadija El Mardi est montée sur la première marche du podium, lors de ces jeux, dans la catégorie moyen 75 kg après avoir pris le dessus sur la Mozambicaine Gramane Rady sur le score de 4 à 1.

El Mardi est l’unique championne arabe et africaine ayant réussi à gagner une médaille dans le championnat du monde de boxe féminine, malgré sa défaite, à Olan Oude (Russie), en demi-finale de la catégorie des super-moyens (75 kg) face à Price Lauren Louise du Pays de Galles.

Dans la même discipline, le boxeur marocain Mohamed Rabii, natif du Hay Mohammadi, s’est distingué cette année en signant, en novembre dernier à Halle (Allemagne), sa dixième victoire consécutive de sa carrière professionnelle, après avoir battu le mexicain Jesus Gurrola. L’ancien champion du monde de 26 ans a remporté ce combat aux points, à l’unanimité du jury.

Rabii, premier pugiliste marocain à remporter une médaille d’or aux championnats du monde (2015 à Doha), avait également dominé, en mars dernier, le Polonais Rafal Jackiewicz qui compte 50 victoires à son palmarès, dont 22 par KO.