La médecine vétérinaire entre la déveine de la Covid-19 et l’aubaine des vaccins

Par Saad BOUZROU

Comme le très contagieux air de la pandémie de la Covid-19 a enrhumé, de par le monde, moult secteurs d’activité, allant même jusqu’à en suffoquer quelques-uns, la médecine vétérinaire ne pouvait déroger à cette règle inévitable.

Mais en effet, quand bien même la lutte directe contre ce fichu virus n’a pas étalé au Maroc leur rôle au grand jour, les vétérinaires étaient bel et bien présents sur le front et veillaient sur la sécurité sanitaire des animaux, aussi bien ceux d’élevage que de compagnie.

En revanche, l’espoir d’un regain normal des activités pour le secteur paraît, à première vue, possible chez plus d’un, notamment avec la campagne de vaccination qui a mis, depuis son lancement, du baume au cœur de nombreuses catégories socio-professionnelles.

L’arrivée des vaccins aura donc résolu nombre de questions lancinantes chez les plus sceptiques parmi les professionnels du métier et, par ricochet, apporter une bouffée d’air, cette fois frais, à la plupart d’entre eux.

La teneur de ces constats, voire ces secrets de polichinelles, a été en effet confortée par les propos du président du Conseil national de l’ordre national des vétérinaires du Maroc (ONV), Badre Tnacheri Ouazzani, dans une déclaration à la MAP.

Interrogé, de prime abord, sur l’implication de son secteur dans la gestion de l’épidémie, M. Ouazzani a assuré que « dès le début de la crise de la Covid-19, le corps vétérinaire, public et privé, n’a ménagé aucun effort, aussi bien au niveau des cabinets pour répondre aux besoins des éleveurs dans le but d’assurer la production et l’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires d’origine animale, qu’au niveau des services publics en maintenant toutes les missions d’inspection et de contrôle pour garantir la santé et la sécurité du consommateur.

« C’est une grande fierté pour nous », s’est-il réjoui, révélant que malgré les retombées économiques « négatives » de la crise sur le secteur de l’élevage, « nous restons très optimistes ».

A la retentissante question de savoir si la vaccination contre la Covid-19 serait une aubaine pour le secteur, le président de l’ONV répond, instinctivement, par l’affirmative.

Il espère, dit-il, que l’acquisition de l’immunité du groupe permettra un retour « rapide » à la normalité.

Il regrette, par contre, que l’expertise du vétérinaire marocain dans des épidémies animales telles la grippe aviaire et la fièvre aphteuse « n’a pas été mise en valeur lors de la gestion de cette crise ».

Quant à la sempiternelle question de sensibilisation des citoyens et des mesures de prévention individuelles et collectives qui doivent être prises pour faire face à de telles crises, M. Ouazzani note que par sa proximité du monde rural, le vétérinaire « peut jour un rôle très important » dans ce sens.

Il finit, sur une note positive, par révéler que par dessus tout, « nous restons très optimistes pour l’avenir et nous resterons toujours unis derrière notre Souverain et à la disposition de notre chère patrie ».