La poétesse Latifa Odouhou: la nature, mon amie que j’ai découvert par hasard qu’on célèbre dans la poésie haïku

La poétesse Latifa Odouhou a souligné que la nature est fortement présente dans son nouveau recueil intitulé « Nakhlat arracif » (le palmier du quai) à travers son enfance et sa vie du quotidien.

« La nature est mon amie que j’ai découvert par hasard qu’on célèbre dans un genre poétique appelé haïku et par hasard également j’ai découvert que j’écris », a affirmé Latifa Odouhou dans un entretien à la MAP.

Concernant sa perception de la poésie haïku, elle a précisé que le haïku consiste à ouvrir toute grande la porte du monde et à le regarder par le trou de la serrure, notant que les techniques et les règles du haïku japonais authentique sont les mêmes en termes de nombre de syllabes et de signes d’arrêt, de même que le sujet abordé porte essentiellement sur la nature mais la situation a changé après l’adoption du haïku par d’autres cultures à travers le monde, et même à l’intérieur du Japon, il y a des voix qui tendent à abandonner les règles du haïku classique.

Pour ce qui est de la valeur ajoutée de la poésie haïku sur la scène de la création poétique au Maroc, Mme Odouhou a indiqué que cette valeur revêt un aspect esthétique car il s’agit d’une littérature à part entière, mais aussi un aspect quantitatif en termes de diversité et d’accumulation d’expériences poétiques, en plus d’une une valeur humaine à travers l’ouverture du goût poétique marocain sur d’autres cultures.

Il est souligné que Latifa Odouhou est l’une des voix distinguées qui a une présence importante dans ce domaine couronnée par la publication par la maison d’édition « Al-Rafidain » du recueil « Nakhlat arracif » qui comprend cent poèmes de haïku.

La poésie haïku, qui a fait son entrée sur la scène culturelle marocaine au début des années 80, a connu une large diffusion parmi les jeunes poètes surtout durant ces deux dernières décennies grâce à la révolution numérique et les réseaux sociaux qui ont constitué un espace pour l’émergence de plusieurs groupes de poésie spécialisés dans ce genre.

Latifa Odouhou, qui est membre du « Club haiku morocco » (Maroc) et de l’Association internationale du haïku (Japon), compte à son actif plusieurs contributions dans ce domaine notamment des ouvrages collectifs publiés au Maroc, au Liban et en Irak.

Eu égard à l’importance que revêt cette forme poétique, la première édition de la rencontre nationale de la poésie haïku a été organisée en décembre 2017 à Ifrane par la Maison de la poésie.