Taha Ghazwani, un jeune fauconnier qui ambitionne de porter haut le flambeau de la fauconnerie à Ouled Frej

La fauconnerie ou la chasse au faucon, qui jouit d’une place distinguée dans la région de Doukkala, est une histoire d’amour qui se transmet de génération en génération pour préserver ce patrimoine ancestral et garantir sa perpétuité. Taha Ghazwani, enfant de 12 ans, est la meilleure illustration de l’attachement des Doukkalis à ce patrimoine culturel distingué.

Descendant de la tribu de chorfa LaKouassem à Ouled Fraj, le jeune fauconnier ambitionne de porter haut le flambeau de la fauconnerie au sein de sa tribu, d’autant qu’il a grandi dans un foyer où les faucons sont présents avec force dans tous les coins et recoins.

Né dans un milieu fasciné par les oiseaux et les chevaux et où on s’adonne à l’art équestre, au dressage des faucons et à la chasse au vol, Taha Ghazwani, le plus jeune fauconnier de la Tribu Ouled Frej a souligné, dans une déclaration à la MAP, que l’amour et l’intérêt porté au faucon n’est pas fortuit mais trouve son origine des liens qu’il a tissés avec ce rapace depuis son jeune âge.

Et d’ajouter qu’il a été initié dès son jeune âge pour prendre soin du faucon et ce, en apprenant à le placer sur le perchoir, le nourrir, le dresser et couvrir sa tête par un chaperon et le poser sur son poing ganté avant de lui ordonner à se lancer sur une proie et de revenir par la suite se poser sur son poing.

Taha Ghazwani a participé aux côtés des doyens de chorfa Lakouassem au Moussem Moulay Abdellah Amghar, qui s’est clôturé récemment, dans la province d’El Jadida.

La tribu Lakouassem à Ouled Frej et Zmamra, est connue et reconnue pour l’amour voué au faucon et à son dressage. A cet égard, Mohamed Ghazwani, père de Taha et président de l’Association des fauconniers de Lakouassem a souligné que la fauconnerie au Maroc ne peut être apprise dans le cursus scolaire ou universitaire mais c’est un héritage qui se transmet de père en fils.

Depuis longtemps, la tribu de Lakouassem a constitué le berceau des faucons et les descendants de cette tribu n’ont cessé de déployer des efforts pour préserver cet héritage et patrimoine immatériel, a-t-il ajouté, notant que la fauconnerie est un héritage des aïeux qu’on veille toujours à transmettre à nos fils.

En 2010, la fauconnerie a été inscrite par l’UNESCO patrimoine immatériel de l’humanité. Dans ce sens, l’Association des fauconniers de Lakouassem à Ouled Fraj veille en coordination avec la province d’El Jadida, la direction provinciale du ministère de la Culture, de la Communication et de la Jeunesse à organiser le festival annuel de la fauconnerie Lakouassem à Had Ouled Frej.