Trois questions à Ibrahim Azough, membre du laboratoire de narratologie de la FLSH Ben M’sik

Propos recueillis par Abdellatif Jaafari

La ville de Settat a abrité récemment la 14ème édition de la rencontre sur la mémoire et le patrimoine culturel de la Chaouia sous le thème « La résistance populaire dans la région de Mzab ».

Le critique littéraire Ibrahim Azough, également membre du laboratoire de narratologie de la faculté des lettres et sciences humaines Ben M’sik, explique dans un entretien à la MAP les connaissances accumulées au fil des éditions de cet événement portant sur la mémoire et le patrimoine culturel de la Chaouia.

1- Après 14 ans d’existence, quels sont les éléments qui sont restés stables et ceux qui ont subi des changements ?

Au fil des éditions de ce rendez-vous culturel, il a toujours été question de chercher tous les éléments relatifs à l’histoire de la Chaouia, particulièrement l’histoire orale de la résistance dans cette région.

Par contre, les lieux choisis pour l’organisation de cet éventement changent d’une édition à l’autre (Majatia, Beni Khalouk, Algara, Ouled Yahya, Bab Elmarssa), sans omettre que de 1997 à 2021, ce rendez-vous a permis un échange fructueux et de cumuler des recherches et des études sur le sujet.

2-Pourquoi le choix de la thématique liée au patrimoine et à la mémoire ?

La mémoire et le patrimoine constituent l’identité de l’Homme, de ce fait il est primordial d’accorder un intérêt particulier à l’histoire, la culture, le patrimoine matériel et immatériel pour maitriser le passé et bien préparer l’avenir.

3-La 14ème édition de la rencontre sur « la mémoire et le patrimoine culturel de la Chaouia » a notamment porté sur la résistance dans la région de Mzab, pourquoi le choix de ce volet?

Il est essentiel d’impliquer les chercheurs et les historiens dans la conception des programmes scolaires. Il faut également encourager l’ouverture des universités sur leur environnement pour contribuer à la préservation du patrimoine culturel national, par la recherche et l’écriture.